13.06.2008
Mémoire de Master II
Lectures du féminin et du masculin dans les critiques de ballet de Théophile Gautier (1836-1872)
10:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.05.2008
Blog de la Compagnie Chtinguelah
Mise en ligne du blog de la Compagnie de danse Chtinguelah dont je suis l'administratrice. Le projet commence à prendre forme mais tout reste à faire ! A suivre ... http://chtinguelah.hautetfort.com/
A venir: présentation des pièces, du projet, photos et vidéos en ligne
14:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.04.2008
" Commentaires"
« Commentaires » d’après le texte de Marcelle Sauvageot
Inspiré du livre « Laissez-moi » de Marcelle Sauvageot, le spectacle ouvre la porte de la chambre ou recluse, la jeune femme, atteinte de tuberculose, ne peut s’échapper que par l’écriture. Elle traverse la maladie, l’éloignement, la mise à l’écart avec la dignité d’une femme forte et la fragilité d’une jeune fille.
Sur scène, une danseuse, une comédienne. Une seule femme qui souffre et qui aime. La voix se veut fluide, calme, berçante presque, tandis que la danse se fait d’abord faible, intérieure, torturée. Le mouvement va crescendo, aussi bien dans l’intensité de ce qu’il dégage que dans les parties du corps qu’il exploite… Cette femme est malade et tousse, crache son amour pour cet homme qui finalement, en épouse une autre… la danse se fait maladie, tension, contractions, fragilité mais tend vers cette fluidité, cette libération, cette acceptation qui se veut guérison. Le corps se libère et s’enferme à la fois dans sa maladie et cette maladie d’amour. Cette femme se dédouble : elle est une voix, elle est un corps… elle devient les deux quand la comédienne se laisse emporter par le jeu du mouvement et se laisse porter, transporter par la danseuses. La danse se construit tout d’abord dans ce petit espace intérieur qu’est le corps souffrant, blessé puis investit l’espace de la scène jusqu’au sol… la danseuse tombe, se relève, retombe, s’assoit, guidée par un texte fort, poignant, prenant, grave mais avec quelques notes d’espoir, de gaité quand la narratrice raconte ce bal de noël avec les autres malades, ou comment danser avec l’autre lui permet un instant de se sentir vivre.
Vendredi 25 avril, théâtre de la Citadelle, Bourg en Bresse
Avec Hélène Géhin, comédienne et Marie Cambois, danseuse.
13:40 Publié dans Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.04.2008
Questionnements féministes et méthodologie de la recherche
L’ouvrage s’ouvre sur un double projet de la rechercher féministe : d’une part, transformer (d’un point de vue social, politique…) les rapports sociaux de sexe, d’autre part, élaborer un certain nombre de connaissances scientifiques. Les auteures divisent ensuite leurs questionnements en six chapitres, dont seul véritablement le premier et éventuellement les deux suivants peuvent avoir un impact sur ma propre recherche, les autres étant réellement axés sur les méthodes de recherche en sciences sociales.
Néanmoins, la méthodologie (plutôt exposée ici comme inspiration et non obligation), proposée pour toute recherche qui se veut féministe, offre un excellent point de départ et permet de garder toujours en tête que la recherche féministe, plus qu’un nouvel objet, est avant tout un nouveau regard.
Et ce regard féministe apparait comme une transformation plus radicale du regard porté sur le monde et vise à faire re-connaître les femmes comme sujet historique et social mais également les rapports sociaux de sexe comme facteur de division et de hiérarchisation de l’ensemble de la vie sociale.
Dès lors, la recherche féministe lutte contre les savoirs établis et les cadres théoriques qui naturalisent l’infériorité des femmes (comme toujours), remet en cause les prétentions universalistes et objectivistes de la science moderne, articule des visions autres de la société, élabore un savoir sur les femmes (et sur les hommes) par les femmes et pour les femmes (et les hommes ajouterais-je).
Le regard féministe offre une recherche plurielle constituée d’une multitude d’objets, de problématiques, d’approches théoriques, de postures épistémologiques et d’outils méthodologiques, une diversité de lectures (parfois contradictoires mais souvent complémentaires) de la nature et des causes de subordination des femmes à travers l’histoire.
Tout comme la recherche en danse, et c’est ce que m’intéresse ici, la recherche féministe est multiple, transdisciplinaire et nécessite de concilier théorie et pratique !
Quelques principes de la recherche féministe :
ü Féminisme : une perspective, pas une méthode de recherche
ü Plusieurs méthodes de recherche
ü Regard critique au sein des disciplines
ü Guidée par théories féministes
ü Tend vers la pluridisciplinarité
ü Se préoccupe de changement social
ü Diversité parmi les femmes
ü Engagement de la chercheuse en tant que personnes
ü Engagement des participantes à la recherche
ü Favorise l’engagement du lectorat
Ces principes ne sont pas exclusifs à la recherche féministe et il est évident qu’une recherche féministe ne les intègrent pas tous à la fois. Il en existe d’autres…. Chaque recherche peut s’en inspirer, au gré de ses envies, ses possibilités… ne pas reproduire un modèle dominant objectif et neutre de méthodologie de la recherche semble être le parti pris de ce regard autre, féministe, sur le monde qui nous entoure.
OLLIVIER, M., TREMBLAY, M., Questionnements féministes et méthodologie de la recherche, Paris : L’Harmattan, 2000, 256 p.
10:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2008
Les enfants du jeudi, ou le destin de Doone Penny avant Billy Elliot (et celui de sa sœur Crystal Penny)
Les enfants du jeudi, ou le destin de Doone Penny avant Billy Elliot (et celui de sa sœur Crystal Penny)
Petit dernier d’une famille de six enfants dans la banlieue londonienne, né après « la » fille, unique et tant désirée sur laquelle la mère reporte( comme bien souvent) ses rêves gâchés de ballerina, Doone Penny s’éveille de manière bien solitaire à l’acrobatie, la musique et la danse. Tout commence lorsqu’il accompagne sa sœur Crystal à ses cours de danse et lui porte ses chaussons. Alors que sa sœur ne fait que parader et se montrer au lieu de danser, une vocation étouffée grandit chez son petit frère : devenir danseur. De l’entrainement en cachette dans le corridor pendant les cours de sa sœur, en passant par l’apprentissage du piano avec monsieur Félix, Donne fera son chemin…Jusqu'à ce que : « Maman, ne puis-je pas suivre le cours de danse ? » « Bien sûr que non ; tu es un garçon. » Maman avait apparemment oublié que, sans les danseurs, il n’y aurait probablement pas de prince pour la jeune fille de son rêve. Finalement, Crystal change d’école de danse et la professeure Ennis Glynn, accepte de prendre Donne gratuitement…Pour avoir Crystal, pense (à tort bien sûr) la mère. Mais en cachette encore, du père cette fois ci. S’ensuit deux années de travail intense, aussi bien pour Crystal qui s’est réellement mise au travail, que pour Doone. Grâce à l’aide de Miss Glynn, le père abandonne ses préjugés, d’autant plus qu’en voyant son fils danser il découvre que celui-ci à réellement du talent, bien plus que sa fille ! A deux années d’intervalles, Crystal et Doone intègrent l’Ecole de danse de sa Majesté et apprennent jour après jour, le dur métier de danseur et danseuse.
Rumer Godden livre ici deux portraits entremêlés, celui de Crystal tout d’abord, petite fille choyée et gâtée qui fait de la danse parce qu’une fille doit faire de la danse et que sa mère, elle-même ancienne danseuse de music-hall (mais pas de la vraie danse selon Crystal) reporte sur elle ses rêves de gloire. Et puis Donne, petit danseur en herbe que ne peut pas prendre de cours de danse parce qu’un garçon ne danse pas ! Chacun apprend à combattre ses préjugés et se laisse porter par la magie de la danse, au féminin comme au masculin…
Au fil des pages, l’auteure nous plonge dans le monde difficile et acharné de l’apprentissage de la danse, de la rivalité de Crystal contre son frère, des petits moments de bonheur, de joie, de déception aussi… des ces enfants du Jeudi, qui sortent de l’enfance et entrent dans l’adolescence et qui finiront par être récompensés de leur labeur et brilleront sous les feux des projecteurs. Bien avant Billy Elliot, le parallèle est ici très réussi entre Crystal et Doone, une fille poussée par sa mère et un garçon repoussé par ses parents, une apprentie danseuse et un apprenti danseur, et explore toutes les facettes d’un art qui bien souvent (malheureusement) ne se conjugue qu’au féminin, surtout dans l’environnement familial.
Rumer Godden, Les enfants du jeudi, Paris : L’école des Loisirs, collection Médium poche, 1984, 287 p.
18:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.04.2008
ArchaDanse
Voilà un site qui a attiré mon attention ... à suivre, avec IMPATIENCE !
Archadanse est une association loi 1901 visant à promouvoir la recherche en danse dans tous les domaines (littérature, photographie, cinéma, arts plastiques, etc...).
Pour l'instant, le site est en construction mais bientôt vous découvrirez un espace riche et agréable où les amateurs de danse trouverons leur bonheur...PATIENCE...
http://ggonline.free.fr/archadanse/welcome/index.php?accu...
15:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Association des chercheurs en danse
En France, la recherche de niveau universitaire en danse demeure assez confidentielle en dépit de la volonté de nombreux chercheurs et de quelques institutions culturelles de contribuer à son développement. Les recherches qui nous intéressent ici sont les recherches en danse, où cette activité est considérée comme un art et une pratique culturelle inscrite dans l’histoire des sociétés.
Cependant ce champ est peu représenté, tant dans les institutions universitaires et de recherche que dans les circuits d’édition. Les rares centres de recherche qui y consacrent une partie de leurs travaux sont eux-mêmes considérés en France comme secondaires et peu rentables. En outre, peu de revues existent dans le domaine et les quelques livres de qualité qui parviennent à être publiés ou traduits chaque année ne connaissent qu’une diffusion limitée.
On comprend mieux, dès lors, qu’il soit difficile pour les chercheurs de promouvoir leur discipline et de faire connaître leurs travaux. Cette situation est particulièrement préoccupante au regard d’un contexte européen et international, où, depuis quelques années, la recherche en danse connaît un développement considérable sous l’impulsion des institutions, mais également d’une vie associative importante et reconnue.
La conscience aiguë de la fragilité de la situation française a donc incité certains chercheurs à créer une entité qui les regroupe en France et permette de favoriser un échange libre autour de projets de recherche fondamentale. Cette décision a été prise en décembre 2006 lors d’un colloque où se sont rencontrés les membres fondateurs.
Un site: http://acdanse.free.fr/
Un blog: http://acdanse2.blogspot.com/
15:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Persectives féministes...
Pourquoi faire de la recherche en danse avec un regarde féministe, prenant en compte la différence des sexes ? Parce que l'histoire de la danse est pensée selon une évolution vers une sorte de perfection que serait la danse classique et dans laquelle sont intégrés tous les stéréotypes de la féminisation de la danse. Cette histoire mérite d'être déconstruite à la lumière des outils de genre. L'imaginaire de la danseuse, qui se fonde au 19ème siècle, imprègne encore aujourd'hui nos imaginaires. La catégorisation de la danse comme féminine, alors qu'elle est masculine jusqu'au 19ème siècle, fait de la ballerine une figure centrale, plus proche du mythe que de la réalité. Ces représentations de la danse et de la danseuse se superposent et s'amplifient au gré des fantasmes et des regards masculins... Plus on avance dans le siècle, plus ces représentations s'éloignent de la réalité. Les décadents feront de la danseuse une véritable créature...Entre fille pure et femme fatale, la danseuse reste l'archétype de cet éternel féminin que nous cherchons à combattre....
10:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.04.2008
Les discours de la danse
Dance discourses: Keywords in dance research, Routledge, 2007
Actes du colloque international, dans le cadre du festival de danse de Cannes de 2001,
organisé en partenariat avec la section danse et le RITM de l'Université de Nice
Avis au non- anglophones, l'ouvrage n'est pour l'instant publié qu'en anglais (et en italien)
sous la direction de Susanne Franco et Marina Nordera
Les discours de la danse:

Mots-clefs pour une méthodologie de la recherche
L'intrduction, le développement et l'affirmation de l'enseignement et de la recherche en danse dans le cadre universitaire et dans les différentes associations et institutions spécialisées ont permis et permettent la définition, la mise en place et surtout le questionnement des outils et des fondements théoriques de la discipline. Le but de ce colloque était de rassembler des chercheurs/chercheuses d'horizons et d'orientations méthodologiques différents et de les inviter à s'interroger sur la définition même de la recherche en danse, sur le processus de structuration de la discipline, sur les fondements théoriques des études et les outils choisis. L'objectif était d'étudier les modalités en acte dans la construction d'un réseau de connexions entre les disciplines et de réfléchir sur la danse (et ses discours) comme lieu de production des savoirs.
Avec la participation de : Mark Franko, Laure Guilbert, Susan Manning, Karl Toepfer, Linda J.Tomko, Inge Baxmann, Susan Leigh Foster, Nathalie Lecomte, Andrée Grau, Gabriele Brandstetter, Thomas Defrantz, Laurence Louppe, Hélène Marquié....
15:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ma recherche actuelle
Lectures de la différence des sexes dans les discours critiques de Théophile Gautier sur le ballet
Théophile Gautier a posé pendant trente six ans son regard critique d’homme, de poète et d’artiste sur le ballet et le corps dansant. Son investigation en matière de danse a largement dépassé le cadre du compte- rendu journalistique et l’on peut saluer son apport à l’art chorégraphique de son temps. Une réflexion sur les liens entre Théophile Gautier et la danse s’avèrera d’autant plus complexe et pertinente si l’on y intègre la dimension du féminin et du masculin. Interroger les rapports de Gautier à la danse selon une perspective prenant en compte la différence des sexes dans son discours, c’est pénétrer avec un regard particulier dans ce 19ème siècle chorégraphique qui catégorise la danse comme féminine, évince les hommes de la scène mais non de l’art chorégraphique et consacre le règne de la danseuse.Cette question des rapports de sexe ouvre plusieurs perspectives : présentations et représentations des corps féminins et masculins dans la danse (corps travaillés par la technique de la danse et les idéaux de genre), place des hommes et des femmes dans le ballet (rapports de pouvoir, hommes et femmes chorégraphes) et esthétique genrée de la réception (hommes et femmes spectateurs- trices). Une première partie, introductive, fera l'état de la danse et du ballet à l’époque de Gautier. Dans quel contexte chorégraphique, historique, littéraire… prennent place les écrits de Gautier sur la danse ? Comment est organisée la différence des sexes dans le monde chorégraphique de son époque ? Quelle est la place du genre dans les débats littéraires et la société du temps ? D’autre part, une présentation biographique de Théophile Gautier, centrée sur son rapport à la danse s’avèrera nécessaire. Qui est Théophile Gautier ? Quel est son rapport/ son apport à la danse ? Comment se positionne t-il face à l’art chorégraphique de son temps ? La seconde partie de ce travail se centrera davantage sur une analyse stylistique de ses articles : par quels moyens stylistiques la différence des sexes est-elle organisée dans son discours ? Gautier critique, Gautier spectacteur, ou les deux facettes d'un homme face à un art qui semble se conjuguer au féminin.La troisième et dernière partie traitera la question du genre d’un point de vue de l’esthétique et de la poétique, en se centrant plus spécifiquement sur le corps féminin et le corps masculin dans son discours. Y a-t-il pour Gautier des caractéristiques corporelles spécifiquement féminines ou masculines ? Comment s’entremêlent- elles ou non ? La conception du féminin et du masculin dans l’idéal esthétique de Gautier fusionne t-elle dans la figure de l’androgyne ?
15:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note