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29.04.2008

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Inspiré du livre « Laissez-moi » de Marcelle Sauvageot, le spectacle ouvre la porte de la chambre ou recluse, la jeune femme, atteinte de tuberculose, ne peut s’échapper que par l’écriture. Elle traverse la maladie, l’éloignement, la mise à l’écart avec la dignité d’une femme forte et la fragilité d’une jeune fille.

 

Sur scène, une danseuse, une comédienne. Une seule femme qui souffre et qui aime. La voix se veut fluide, calme, berçante presque, tandis que la danse se fait d’abord faible, intérieure, torturée. Le mouvement va crescendo, aussi bien dans l’intensité de ce qu’il dégage que dans les parties du corps qu’il exploite… Cette femme est malade et tousse, crache son amour pour cet homme qui finalement, en épouse une autre… la danse se fait maladie, tension, contractions, fragilité mais tend vers cette fluidité, cette libération, cette acceptation qui se veut guérison. Le corps se libère et s’enferme à la fois dans sa maladie et cette maladie d’amour. Cette femme se dédouble : elle est une voix, elle est un corps… elle devient les deux quand la comédienne se laisse emporter par le jeu du mouvement et se laisse porter, transporter par la danseuses. La danse se construit tout d’abord dans ce petit espace intérieur qu’est le corps souffrant, blessé puis investit l’espace de la scène jusqu’au sol… la danseuse tombe, se relève, retombe, s’assoit, guidée par un texte fort, poignant, prenant, grave mais avec quelques notes d’espoir, de gaité quand la narratrice raconte ce bal de noël avec les autres malades, ou comment danser avec l’autre lui permet un instant de se sentir vivre. 

 

Vendredi 25 avril, théâtre de la Citadelle, Bourg en Bresse

 

Avec Hélène Géhin, comédienne et Marie Cambois, danseuse. 

 

 

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